La province du Poitou figurait parmi les 33 gouvernements
qui subdivisaient la France de l'Ancien régime.
En étendue, elle comprend aujourd'hui les
départements des Deux-Sèvres, de la
Vendée et de la Vienne. C'était
géographiquement une zone de transition entre le nord
et le midi de la France. La vocation agricole du
Poitou dans la vie nationale française perdurera
jusqu'au XXe siècle. Tout au long de son
histoire, le Poitou fut le théâtre de
mouvements humains considérables et une zone de
transition dont sont originaires 815 pionniers du
Canada. On distinguait à l'est le Haut-Poitou
et à l'ouest le Bas-Poitou. Fontenay-le-Comte
fut la capitale du Bas-Poitou. Fontenay est
aujourd'hui une ville au passé glorieux, foyer de la
Renaissance en Poitou et de fortifications que firent
bâtir, au XIè siècle, les ducs
d'Aquitaine comtes de Poitiers. La
prospérité de la ville provenait de ses
fabriques d'épées et de ses
faïenceries. Elle exportait ses produits aux
Pays-Bas, en Flandres et jusqu'en Italie.
L'église Notre-Dame avant sa rénovation
et aujourd'hui
Les premières implantations de population sur le site
de Fontenay-le-Comte à l'époque
préhistorique s'explique sans doute par la
traversée de la Vendée, rendue possible par un
gué. Une fontaine, vitale pour la cité, lui
donnera son nom. Le mérovingien Thiverçay en
fait une place forte et y crée un atelier
monétaire où est frappé un grand nombre
de monnaies de cette période.
Au Moyen-Age, la ville est fortifiée par les Comtes
du Poitou qui élèvent un château fort,
tour à tour propriété des
Mauléon et des Lusignan.
En 1242, sous l'autorité d'Alphonse de Poitiers,
Fontenay-le-Comte devient la capitale du Bas-Poitou.
Eprouvé par les anglais en 1361, puis reconquise 11
ans plus tard par Du Guesclin, la ville est fortement
ébranlée.
Malgré ces évènements, elle
connaît un développement économique
important dès le Moyen-Age (l'industrie du drap et du
cuir). A la renaissance, sa renommée est
confortée par les trois foires royales annuelles,
déplaçant les marchands de toutes
nationalités, puis par une dimension intellectuelle
telle que François 1er donne à la Cité
sa devise "Fontaine et source jaillissante des Beaux
Esprits".
La Renaissance est pour Fontenay-le-Comte l'époque de
la splendeur. C'est à cette période que sont
édifiées les plus belles constructions : les
hôtels particuliers, le clocher de l'église
Notre-Dame, le Château de Terre Neuve, la Fontaine des
Quatre Tias, emblème de la ville, l'hôtel de
Grimouard, la Senéchaussée,...
La Senechaussée à
Fontenay-le-Comte
Mais huit fois assiégée au cours des
guerres de religion, Fontenay-le-Comte est finalement
démantelée en 1621 et ses fortifications sont
rasées par Louis XIII, sous l'influence de
Richelieu.
Au XVIIè siècle, c'est le déclin
économique qui s'amorce et qui se confirme avec la
révocation de l'édit de Nantes :
Fontenay-le-Comte est protestante et ses industries sont
ruinées.
Demeure cependant un patrimoine architectural exceptionnel,
plaçant Fontenay-le-Comte au premier rang des villes
d'Art de la Vendée aujourd'hui.
C'est au cours du XVIIIè siècle, tandis que le
commerce et l'industrie déclinent, que débute
la transformation de la vieille ville. Les premiers travaux
d'urbanismes interviennent sous la direction de
l'ingénieur Parent de Curzon et de l'intendant
Blossac.
Les portes de la ville étant jugées trop
étroites, le "chemin vers" étant insuffisant
pour la circulation, une artère parallèle est
construite à l'extérieur des remparts. La
rivière est canalisée.
En 1789, la révolution marque un nouveau virage de
l'histoire. Les Constituants, en 1790, font de
Fontenay-le-Comte la préfecture du nouveau
département de la Vendée. En 1793, la
convention lui donne le nom de Fontenay-le-Peuple.
Républicains et Vendéens continuent à
s'affronter pour s'emparer de la ville qui perd en 1804 son
titre de chef lieu de département au profit de la
Roche-sur-Yon, mieux placée géographiquement.
La ville retrouve son nom actuel.
A partir de la seconde moitié du XIXè
siècle, la reprise économique qui
s'opère conduit Fontenay-le-Comte à se
développer hors de ses murs Cette expansion est
confirmée par la rapide croissance industrielle
connue dans les années 1960.
Décimée par huit sièges durant les
guerres de religion, démantelée en 1621 par
Louis XIII, Fontenay vit son industrie ruinée par la
révocation de l'Édit de Nantes en 1685.
Pendant le XVIIIè siècle, par suite de l'exode
des commerçants, artisans et industriels, Fontenay
verra sa vocation nationale se réduire. Une
brusque croissance industrielle, dans les années
1960, fondée sur les potentiels inexploités
jusqu'alors, a provoqué un véritable
éclatement de la ville hors de ses murs. Actuellement, troisième ville
de Vendée
avec environ 17 000 habitants, Fontenay-le-Comte
poursuit son expansion. Par ses structures
administratives et les moyens dont s'est doté le
Sud-Vendée, Fontenay-le-Comte se révèle
la capitale économique d'une région qui a
longtemps vécu repliée sur
elle-même.

Au centre de la ville, le Château de Terre Neuve
construit en 1580
Ne
manquez pas d'aller faire un tour sur le site de la
Coordination
pour la Défense du Marais
Poitevin
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